Clos Mirabel Manor

Pau-Jurançon, au cœur du Sud-Ouest de la France

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Un peu d'histoire

André et Ann sur leur tandem

Après avoir longue­ment voy­agé, Ann et An­dré sont tom­bés sous le charme, en 2003, de Clos Mira­bel ain­si que de ses vues à cou­per le souf­fle. Ils ont vécu dans le Manoir du 18 e siè­cle pen­dant 2 ans puis ils ont en­trepris une réno­va­tion ma­jeure en 2005 tout en veil­lant à conserv­er, au­tant que pos­si­ble, le car­ac­tère his­torique des lieux. Le do­maine de Clos Mira­bel of­fre au­jourd’hui un havre de paix avec ses cham­bres d’hôtes et ses gites où les visi­teurs trou­vent quié­tude et in­spi­ra­tion. Un es­pace de sémi­naires a même été créé, pou­vant être pro­posé con­join­te­ment avec le Manoir pour de petits grou­pes rési­den­tiels ou non rési­den­tiels en de­hors de la sai­son touris­tique.

An­dré est un di­plo­mate fran­co-ca­na­di­en à la re­traite ; Ann a tra­vail­lé dans le sec­teur du voy­age ain­si que pour les af­faires publiques. Ils ont tous deux un vif in­térêt pour la san­té et le bi­en-être. Ann est pas­sion­née de psy­cholo­gie, c’est ce qui a dé­cidé, no­tam­ment, leur choix de vil­lé­gia­ture à Clos Mira­bel et sa si­t­u­a­tion ex­cep­tion­nelle don­nant sur les vi­gnes et sur l’ensem­ble de la chaîne des Pyrénées At­lan­tiques. Emi­ly, leur fille, après une sco­lar­ité française, a ter­miné ses études se­con­daires à l’école in­ter­na­tio­nale de Pau.

L’habi­tat ini­tial de Clos Mira­bel se con­sti­tu­ait d’une sim­ple ferme Béar­naise con­struite en­tre 1732 et 1738. Une petite grange y a été ajoutée un peu plus tard. En 1825, la pro­priété a été achetée par Jean Mira­bel (d’où le nom Clos Mira­bel). Pen­dant cette même péri­ode, plusieurs acres de terre s’y sont ajoutés pour com­pos­er le vi­g­no­ble.

En 1921, la pro­priété a été ac­quise par un Anglais, Lord Hugh Faulkn­er, un colonel de l’ar­mée in­dienne. Il était très at­taché à Clos Mira­bel et c’est avec re­grets qu’il dû re­tourn­er au Roy­aume-Uni au début de la Deux­ième Guerre Mon­diale. Il est mort pen­dant le con­flit sans au­cun de­s­cen­dant et a légué le Manoir à son voisin et ami.

L’élec­tric­ité a été in­s­tal­lée en 1933 ; l’eau cou­rante dans les an­nées 1940. En 1947, le pro­prié­taire a réal­isé des trans­for­ma­tions ma­jeures. Celles-ci com­pren­nent la cour in­térieure de la ferme, pour aug­men­ter l’es­pace au sol, et l’élé­va­tion du toit afin de créer un deux­ième étage. Cepen­dant, l’élec­tric­ité et la plom­berie de cette époque avaient été conservées in­tactes, avec le fil orig­i­nal de co­ton isolant ain­si que les tuyaux de plomb pour l’eau potable et les eaux usées.

Au mi­lieu des an­nées 1950, M. Dubois, né­go­ciant en bois à Paris avait fourni, avant la guerre, les châs­sis de bois au­to­mo­biles pour les usines Re­nault. Il a acheté la pro­priété et a procédé à la trans­for­ma­tion de la cave et de la petite grange qui da­taient du mi­lieu du 18 e siè­cle en un bâ­ti­ment im­pres­sion­nant. M. Dubois a ajouté les ac­ces­soires en fer forgé y com­pris les copies de lam­pes à gaz parisiennes du 18 e siè­cle qui or­nent au­jourd’hui en­core la de­meure.

La pro­priété n’a pas con­nu de change­ment ma­jeur pen­dant la péri­ode d’après-guerre. Le Manoir est resté in­oc­cupé car le pro­prié­taire a vécu la plu­part du temps à Tahi­ti. Il avait au­par­a­vant re­fusé plusieurs of­fres d’ac­qui­si­tion sur la pro­priété, en par­ti­c­uli­er celles de pro­mo­teurs im­mo­biliers, car il vou­lait conserv­er la par­tic­u­lar­ité des lieux : un en­droit très spé­cial.

Les lieux sont restés in­tactes depuis la fin des an­nées 1940 et la réno­va­tion en­treprise par Ann et An­dré en 2005 a conservé, au­tant que pos­si­ble, ses car­ac­téris­tiques his­toriques : les chem­inées, les planch­ers en bois et la plu­part des fenêtres. Toute la de­meure a été re­plâtrée dans le re­spect des tech­niques tra­di­tion­nelles en conser­vant les courbes de tous les beaux pla­fonds. Les ac­ces­soires des salles de bains, da­tant des an­nées 1940, ont été, pour la plu­part, conservées. Le ré­sul­tat est un manoir tout à la fois clas­sique et mod­erne avec tech­nolo­gie do­mo­tique, pom­pes à chaleur et cli­ma­ti­sa­tion, pan­neaux so­laires pour l’eau chaude, chauffage au sol et piscine ou­verte de la mi-mai à la fin oc­to­bre. Les eaux usées du Clos Mira­bel sont traitées par un sys­tème na­turel écologique in­no­vant par suc­ces­sion de lits de roseaux : un pro­jet d’in­génierie en­vi­ron­ne­men­tale util­isant une tech­nolo­gie dévelop­pée en Alle­magne.

Tous les plans et la réno­va­tion ont été réal­isés sous la di­rec­tion et la grande ex­per­tise de Gio­van­na Ansel­mi, leur ar­chi­tecte italienne, qui a tra­vail­lé comme con­sul­tante.